• Accueil
  • > Archives pour novembre 2008

Archive pour novembre, 2008

Les Jeunes – Toujours au Centre d’une Crise?

(Le premier d’une série d’articles inspirés par «Mai ’68 – Une Histoire du Mouvement», par Laurent Joffrin.)

Mai ’68 – Une crise étudiante comme déclencheur des émeutes au centre de Paris.

Décembre 2005 – Une crise des jeunes comme détentuer des émeutes?

Bien qu’il semble bizarre à indiquer un lien entre ces deux evenements, ces deux époques, il est inquiétant quand on réfléchit aux causes.

La crise étudiante de 1968 est vue comme le résultat des changements rapides dans la société, ceux qui ont produit une jeunesse à part des parents, des adultes.  Les jeunes avaient leur propre manière de s’habiller, leur propre langue, pris des chansons rock’n’roll.  Comme les autres de leur âge, les étudiants ne croyaient plus aux valeurs des autorités, des valeurs liés à l’époque précedant.

En 2005 la technologie, les ordinateurs, l’Internet, les mobiles, les messages SMS ont permis les jeunes à construire leur propre monde, en utulisant une vocabulaire et des modes de communication complétement étrangers à leurs parents.  Dans les banlieues on écoute la musique rap, ce qui donne les jeunes leurs propres mots et un point de vue critique des valeurs et des inégalités de la société contemporaine.

Le gouvernement de 1968 a mis les étudiants dans les bâtiments sévères, qui les ont dépersonnalisés.  Ceci a ajouté au sentiment de frustration des jeunes, qui ne se sentaient ni compris ni entendus par les autorités.

Le gouvernement de 2005 a mis des jeunes dans les banlieues, isolés du centre-ville par des transports inadéquats.  Le rôle musclé et autoritaire de la police a donné l’impression aux jeunes d’une société qui leur traite comme étrangers, au dehors de la population de leur ville.

Mais 1968 n’est pas 2005, bien sûr que non.

En mai ’68 les émeutiers étaient bien éloquents, avec leurs comités politiques et des projets pour réunir leur lutte avec celle de la classe ouvrière.  Le gouvernement pouvait entendre leurs demandes.

Aujourd’hui les émeutiers se mefient des autorités et n’ont pas envie de parler – pour eux les mots semblent tout à fait inutiles, des trucs des politiciens discrédités.

Aujourd’hui les politiciens parlent de la tolérance zero – qui sait ce qui se serait passé en mai ’68 avec la même attitude?

Commentaires

On Cherche et On Trouve Son Zen

Suzhou    Dans l’article final sur mon séjour ici à Suzhou, en Chine, il faut que je sois juste – on peut trouver son zen ici, si on le cherche.

Dimanche dernier (après un samedi où j’ai été presque renversé par une bécane sur le trottoir qui n’existe pas dans plusieurs quartiers de la ville), j’ai offert la ville sa dernière chance, de me montre sa côté paisible.

J’ai commencé avec une promenade au bord du grand lac, pas loin de mon hôtel.  Après la pression physique et psychologique de la vie du centre ville, ça m’a plu profondément marcher dans un espace presque silent.  Avec l’exception des petits haut-parleurs, qui émettent ce qui semble être la station de radio locale, je pouvais cru perdre l’audition.

Dans l’après-midi, j’ai traversé une tranche de la circulation épuissante de la ville pour trouver un autre zen, qui habite le parc du Suzhou.  C’est difficile à croire que cet espace aimable se trouve moins d’un kilomètre d’un centre ville où il est impossible d’entendre ses propres pensées.

On a la même sensation qu’on trouve dans les Jardins du Luxembourg, par exemple, sauf qu’on est bien remarqué comme l’étranger super evident qu’on soit.  Après deux semaine ici on Chine, on a l’habitude et c’est presque amusant de trouver cette drôle de célebrité temporaire.

J’ai même réussi à porter un morceau de cette tranquilité en centre ville, pour marcher dans les mêmes rues qu’avant, mais avec un point de vue bien plus calme.

Alors, s’il vous arrive d’avoir l’occasion de voir ce petit coin du Chine, vous pourriez peut-être, vous aussi, avoir l’expérience bizarre d’être presque écrassé par cette ville, survivre ce moment et puis trouver votre zen.

Commentaires

A Voir: Entre les Murs

de Laurent Cantet avec François Bégaudeau, Nassim Amrabt, Esmeralda Ouertani, Laura Baquela, Juliette Demaille, Franck Keïta(…)
Genre : Comédie dramatique – Durée : 02:10:00
Pays : France – Sortie en salle : 24/09/2008

EntreLesMurs   Bien qu’il s’agisse d’une comédie dramatique, j’avais l’impression d’assister à une documentaire sur la vie d’un professeur et ses élèves dans l’école de nos jours.

Nous rejoignons les professeurs et les étudiants dans un collège difficile le premier jour d’une nouvelle année scolaire.  Il y des arrivées nouvelles et les profs plus expérimentés et on discute les projets et les élèves (les bons, les plus difficiles).

François (Bégaudeau), un jeune professeur de français d’une classe de 4ème.  Il n’hésite pas à affronter sa classe (y inclus Esmeralda (Ouertani) et Souleymane (Keïta)) dans de stimulantes joutes verbales, mais là on court un risque important.

Il se trouve face aux échanges verbales de plus en plus chargés qui lui entrainent à une vrai lutte à la corde entre l’envie des autres profs d’expulser un étudiant perturbateur et son désir à sauver le destin de ce dernier.

A mon avis, la magie du film est l’absence des trucs melodramatiques qu’on pourrait trouver dans les autres examples du genre (grand discours dramatique, suicide héroïque d’un élève qui lutte contre les désirs d’un père oppressif, etc, etc).  On a toujours l’impression d’un  scenario qui se trouve dans la realité.

Ce qu’on voit est un vrai représentation des enjeux d’un jeune professeur face aux élèves provocants.  Celle-ci est présentée d’une manière qui nous permet à apprecier les points de vues de tous, à voir que même les adultes (ici les profs) peuvent commettre des erreurs de jugement, bref de laisser chacun à trouver sa propre avis sur ce qui se passe sur l’écran.

 

Commentaires

Mange Qui Peut

A Paris, il est si facile à manger et à trouver à manger.  On entre dans le restau, on regarde le menu, on choisit, on mange – ça y est.

En Chine, c’est autre chose.

Bien sûr il y a un menu mais sans aucune possibilité de deviner de qu’il s’agit.  On pouvait être en train à lire le mode d’emploi d’un aspirateur sans remarquer rien d’étrange.  Peut-être si Toutankhamon était là, il pourrait vous aider, parce que lui, il comprend bien les hiéroglyphes, moi non.  On y regarde sans aucune idée ni du son qu’il faut dire pour chaque plat ni d’où se trouvent les entrées dans le texte mystérieux.

Même si on comprend bien ce qu’on lit, il me semble que ce qu’on arrive à manger est complétement autre chose.  Un samedi, je me trouvais dans une zone touristique avec un colleague du coin.  Nous nous sommes assis à table et mon colleague m’a demandé ce que me plairait à manger, ce que je préférerais à éviter (cette une liste très longue, ça!).

Alors, avec l’impression que tout allait bien, je me suis détendu pour écouter mon colleague, qui était en train de communiquer nos choix à la serveuse.  Avec une incrédulité croissante j’ai assisté à ce qui semblait être un mélange d’un debat politique et un maquignonnage de produit alimentaire.  Après que la serveuse soit disparue avec un sourire triomphant, j’ai demandé à mon colleague si la serveuse a essayé de lui convaincre à changer son avis de plats.  La réponse était un sourire polis accompagné par un haussement d’épaules.

Quand nos plats sont arrivés, nous avons mangé seulement vingt pour cent de ce qu’il y avait et puis nous sommes partis d’un air triste.  Il faut avouer que moi, timide mec que je suis, je prend tout mes repas sous le toit rassurant de l’hôtel cosmopolite où je reste pendant mon séjour ici.  Là, une chose étrange (et bien amusante) est l’air de chaque dessert qui arrive à table.

Je suis convaincu qu’on à emprisoné un maître détraqué d’art abstrait dans la cuisine, avec le seul mode de distraction étant la création d’une sculpture, soit de glace, soit de chocolat qui accompagne le dessert soi-même.  On le contemple, en réflechissant pour trouver une façon de le manger, tout en évitant qu’il vole en éclats en couvrant tous les personnes dans un rayon de cinq mètres de morceaux de chocolat collants.

Mais c’est sain et dans un pays où il faut boire seulement de l’eau minerale si on a envie d’éviter un séjour prolongé à l’hôpital, je préfère les plaisirs de l’hôtel à l’enfer culinaire qui attend chaque tourist naïf au dehors.

Commentaires

Nulle Part en Chine

Qu’est-ce je peux dire de la vie en Chine?  C‘est dingue, oui, voilà.

Malgré mes efforts, j’ai pas réussi de trouver aucune commande de la langue et chaque fois que je commis l’erreur (oui, voilà la parole que je utilise) de dire trois syllables en chinois (elle est une langue des syllables, le chinois), mon collegue ici ne comprend rien.  Soit que j’utilise le mauvais syllable, soit que j’ai pas choisis le bon ton (mon Dieu, je n’arriverai jamais à maîtriser ces tons en chinois, j’en suis sûr), il est le même résultat – un sens d’avoir fait un grand effort pour rien.

Je déteste d’avoir l’air super-étrangère, ce que j’ai ici parmi les chinois.  Dimanche j’ai décidé à visiter quelques sites touristiques de Suzhou (où je me trouve) mais à chaqu’un j’ai subi une guerre de geste avec l’énième chauffer de velo-taxi: Vous allez où?  Je vous y conduis pour 5 yuan (50 centimes).  – Non merci, je marche (quelqu’un est mort et a décompossé dans la majorité des velos-taxis – ils ont l’air).  Puis le même jeu à plusieurs reprises, chaqu’une de plus en plus fatigante.

Les rues des quartiers entre mon hôtel (qui ce trouve dans un quartier moderne, clair) et les sites touristique que j’ai visiter sont pitoyablement dégeulasses.  Il y a des trottoirs où on ne peut marcher ou où on n’a pas l’envie de marcher, et comme ça on est obligé de marcher dans la route.  Vu que la majorité des chauffers de voiture, moto, vélo est Dieu sait quels autre formes de vehicule qu’on trouve ici conduissent comme des serial killers, l’existance est une chose un peu précaire.

Mais j’ai continué quand même et quand je me suis trouvé dans Le Jardin du Gouverneur Humble, mon Dieu, quelle tranquillité!!!   J’étais obligé à confronter les rues encore une fois, hélas.

Dans un quartier plus commercialisé, après que l’énième type louche m’aient offert un Rolex au super bon prix (ou peut-être un sac Prada pour ma femme?), j’avais un désir écrassant de connaître comment dit-on en chinois «Pardon, mais est-ce que j’ai une étichette attaché au front ou vous lisez IDIOTE ETRANGER QUI ACHETE DES TRUCS NULS AU PRIX SUPER ELEVE ????!!!!!! »

Et alors, je ne pense pas que M. Berlitz aurait envie d’inclure mon petit texte dans son prochain guide touritistique mais j’éspère qu’au moins tu l’as trouvé autant divertisant à lire qu’il était pour moi à l’écrire.

Commentaires

A Voir: André Dussollier

Dussollier Quand je pense à André Dussollier, il s’agit surtout d’une voix bien raffinée qui nous guide au travers des rôles d’une diversité impressionante.

Comme le narrateur du «Fabuleux Destin d’Amélie Poulain», André Dussollier est la voix rassurante qui raconte l’histoire d’Amélie, l’héroïne du film. Il est ce ton riche qui touche chaque personage qu’il interpréte.

Il est la même voix qui nous permette d’habiter le rôle de Charles Boyer, policier à la retraite, qui est atteint de la maladie d’Alzheimer dans «Cortex». On y sent la même hesitation qu’un voix dans le visage de cet homme fragile, qui lutte contre la perte de toutes ses capacités mentales. C’est certain que le succés du film est lié à ce double jeu d’imagination / realité, au milieu des crimes apparentes qui s’arrivent au sein d’une maison de repos spécialisée.

Dussollier est egalement impressionant dans son interprétation de Jacques Laurentin (dans «Ne Le Dis à Personne»), le père d’une fille assassinée par un serial killer. Encore une fois il y a une hesitation, cette fois au niveau de nôtre avis sur le caractère de Laurentin, qui nous semble peu sympathique. Mais l’interprétation d’André Dussollier nous oblige d’apprecier le point de vue d’un père prête à sacrifier tous pour sa fille.Soit qu’il s’agit d’un film d’époque («Le Colonel Chabert», «La Chambre Des Officiers»), soit de la légèreté de la comédie («Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain», «Tais-Toi!»), la presence d’André Dussollier dans un film me suffit toujours de me motiver d’aller au cinema, pour trouver encore une fois le plaisir de régarder un vrai maître du grand écran.

Quelques films d’André Dussollier:

Le Crime Est Notre Affaire (2008, de Pascal Thomas)
Cortex (2008, de Nicolas Boukhrief)
Ne Le Dis à Personne (2006, De Guillaume Canet)
Un Long Dimanche de Fiançailles (2004, de Jean-Pierre Jeunet)
36 Quai des Orfèvres (2004, de Olivier Marchal)
Tais-Toi! (2003, de Francis Veber)
La Chambre des Officiers (2001, de François Dupeyron)
Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2000, de Jean-Pierre Jeunet)
On Connait La Chanson (1997, de Alain Resnais)
Le Colonel Chabert (1994, de Yves Angelo)
 

Commentaires

Maigrir c'est dans la tête ... |
maelezig |
jojocky |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | baqarr
| je, tu, il...
| L'autre moi