Les Jeunes – Toujours au Centre d’une Crise?

(Le premier d’une série d’articles inspirés par «Mai ’68 – Une Histoire du Mouvement», par Laurent Joffrin.)

Mai ’68 – Une crise étudiante comme déclencheur des émeutes au centre de Paris.

Décembre 2005 – Une crise des jeunes comme détentuer des émeutes?

Bien qu’il semble bizarre à indiquer un lien entre ces deux evenements, ces deux époques, il est inquiétant quand on réfléchit aux causes.

La crise étudiante de 1968 est vue comme le résultat des changements rapides dans la société, ceux qui ont produit une jeunesse à part des parents, des adultes.  Les jeunes avaient leur propre manière de s’habiller, leur propre langue, pris des chansons rock’n’roll.  Comme les autres de leur âge, les étudiants ne croyaient plus aux valeurs des autorités, des valeurs liés à l’époque précedant.

En 2005 la technologie, les ordinateurs, l’Internet, les mobiles, les messages SMS ont permis les jeunes à construire leur propre monde, en utulisant une vocabulaire et des modes de communication complétement étrangers à leurs parents.  Dans les banlieues on écoute la musique rap, ce qui donne les jeunes leurs propres mots et un point de vue critique des valeurs et des inégalités de la société contemporaine.

Le gouvernement de 1968 a mis les étudiants dans les bâtiments sévères, qui les ont dépersonnalisés.  Ceci a ajouté au sentiment de frustration des jeunes, qui ne se sentaient ni compris ni entendus par les autorités.

Le gouvernement de 2005 a mis des jeunes dans les banlieues, isolés du centre-ville par des transports inadéquats.  Le rôle musclé et autoritaire de la police a donné l’impression aux jeunes d’une société qui leur traite comme étrangers, au dehors de la population de leur ville.

Mais 1968 n’est pas 2005, bien sûr que non.

En mai ’68 les émeutiers étaient bien éloquents, avec leurs comités politiques et des projets pour réunir leur lutte avec celle de la classe ouvrière.  Le gouvernement pouvait entendre leurs demandes.

Aujourd’hui les émeutiers se mefient des autorités et n’ont pas envie de parler – pour eux les mots semblent tout à fait inutiles, des trucs des politiciens discrédités.

Aujourd’hui les politiciens parlent de la tolérance zero – qui sait ce qui se serait passé en mai ’68 avec la même attitude?

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